L’Etudiant Autonome vous livre son coup cœur littéraire : « La nuit des éventails ».

LANUIT-une (2)

La nuit des éventails : Trois récits en un

Avec La nuit des éventails, le lecteur ne se contente pas de suivre une simple histoire. Entre celle d’un jeune paysan du siècle dernier qui fuit sa famille pour mener une vie de vagabond, et celle d’une comédienne de notre époque qui prépare sa première pièce de théâtre, cet ouvrage a l’intérêt de nous transporter d’un univers à l’autre.

Mais ce double récit permet de mettre en lumière un autre : celui d’un comédien d’une trentaine d’années, Adrien. Mystérieux et attirant, ce dernier est le personnage le plus attractif. Grâce à lui, l’œuvre de Cathy Borie repose sur une dynamique constante. Car chacun de ces trois récits sont liés à ce protagoniste qui représente la clef de voûte de La nuit des éventails.

L’amour au cœur des intrigues

Aimer coucher dans un cimetière n’est déjà pas banal. Perdre sa virginité dans un endroit pareil l’est encore moins. Et pourtant, Cathy Borie explore les facettes les plus sombres de nos désirs. Mais rassurez-vous : certains personnages vivent des amours plus tendres et décalés.

Les premières palpitations, la découverte de l’Autre, les joies partagées à ses côtés… toutes les phases du couple sont explorées. Et les plus douloureuses n’y font pas exception : la rupture et les conséquences qui s’en suivent aussi. Avec une dualité hommes/femmes bien explorée, on ne peut qu’apprécier que La nuit des éventails ne s’apparente pas à une histoire à l’eau de rose.

Des personnages sous le joug du destin

C’est l’un des vecteurs de La nuit des éventails : le destin. A plusieurs reprises, il nous est rappelé que les personnages ne sont pas maître de ce qui leur arrive, puisque chacun de leurs faits et gestes sont le fruit d’une volonté qui leur échappe. Les protagonistes sont unis par un même lien : une chute commune qui constitue celle de La nuit des éventails.

Aussi décalés qu’ils puissent l’être, les récits sont tous liés les uns aux autres. Et le narrateur aime le faire savoir au lecteur de façon tacite. Le voile de mystère qui entoure les personnages ne se lève que progressivement. Piqué au vif, la curiosité du lecteur pourra l’amener à dévorer l’ouvrage rapidement s’il se laisse trop emporté.

Les éditions de la Rémanence remercient l’équipe de « L’étudiant autonome » pour cette chronique.

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http://letudiantautonome.fr/chronique-litteraire-nuit-eventails-3049/

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