Mêler son histoire à l’Histoire

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Mêlant son histoire à l’Histoire avec un grand H, Claude Colson livre un témoignage sans fioritures et très intéressant car loin du nombrilisme que le genre de l’autobiographie ou du témoignage pourrait laisser augurer. En somme, une belle plume pour une belle découverte.

Extrait de la chronique du live Chemins croisés sur le blog Flight of swallow – 14/4/16
http://flightofswallow.com/chemins-croises

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Une analyse intéressante du roman « La quête d’Amy » par La plume francophone.

LAQUETEDAMY-uneAmy et la figure littéraire de « l’étudiant étranger »

La Quête d’Amy peut se comprendre comme une forme-sens. Si le personnage éponyme cherche à s’émanciper, s’affranchir du chemin que son père et le « qu’en-dira-t-on » ont tracé pour elle, en France comme au Togo, Naomi Ajavon trace elle aussi son propre sillon. On retrouve pourtant dans ce roman certains codes caractéristiques des œuvres consacrées à la figure de l’étudiant étranger, notamment africain. […]

[Le roman] narre, singulièrement et universellement pourrait-on dire, les expériences malheureuses d’une jeune fille, emprisonnée par la loi trop dure de son père, puis trahie, plus tard, par l’homme qu’elle aimait. Johan, Togolais comme elle, profitera en effet des « papiers » d’Amy alors qu’il est déjà marié et père, au Togo. Cette jeunesse meurtrie permettra de dresser le portrait paradoxal d’une jeune fille venant d’un milieu relativement privilégié, mais manquant cruellement de protection, une jeune fille décidée, arrachant sa liberté, tout en étant ironiquement rattrapée par le sort. […]

Roman de la conjuration

[…] Face à ce réseau narratif tragique, tissé par des mots piégeurs et mensongers,  le chapitre 1, « Stances à Amy » fonctionne comme une sorte de conjuration. La trahison de Johan, contée en analepse, se trouve ainsi mise à distance par cette entrée en matière placée sous le signe d’un nouvel amour et de la poésie. Tout se passe en effet comme si les mots, via les stances d’Eli Santos (que l’on retrouvera au chapitre 12), pouvaient conjurer le malheur. […]

Ce roman singulier par rapport à d’autres romans dits de la migration est certes un affranchissement vis-à-vis de ces codes-là, mais un affranchissement peut-être et surtout par le roman et le pouvoir de la littérature.

Extrait de la critique parue sur le blog La plume Francophone le 6 juillet 2015
https://la-plume-francophone.com/2015/07/06/naomi-ajavon-la-quete-damy/

Un voyage temporel…

CHEMINSCROISES-une2Dès le début le charme opère. On assiste à de longues descriptions de son enfance dans les années 1950 : Premier Voyage temporel. Dans ce récit au vocabulaire riche et au style fluide, on retrouve des images qui nous bercent mêlées aux sons, parfois aux odeurs, nos sens en sont bouleversés par notre imagination réveillée. […] Lisez ce récit, laissez-vous transporter et découvrez ces hommes, leurs vies. Une centaine de pages suffit à l’auteur pour nous amener ailleurs, pour nous souffler au creux de notre cœur ses souvenirs.

Extrait de la chronique de Chemins croisés sur le blog Lector Insanus.
http://vincentsauvageecrit.wix.com/

Amour et authenticité

9791093552330Avec ce premier roman, Nicole Ligney ne s’attaque pas à un sujet facile. Écrire sur l’amour peut se faire de deux façons : la romance qui fait rêver les lecteurs, ou alors l’analyse quasi psychologique d’une relation. La deuxième option est la plus dure ; c’est celle choisie par ce roman. On est loin des clichés sur le couple, et ce qui semble intéresser l’auteure dans cette histoire, c’est d’observer de près la rencontre de deux êtres qui ont besoin, sans le savoir au départ, l’une de l’autre. Elles vont s’apporter mutuellement quelque chose, et c’est cette dimension presque salvatrice de l’amour qui est interrogée. […] Nicole Ligney parvient à restituer avec beaucoup d’authenticité une histoire d’amour de la vie de tous les jours. Pas une histoire de cinéma avec son happy end programmé, mais une histoire sincère qui n’en est pas moins intense. Pour un premier roman, c’est ce qu’on peut appeler une réussite.

Extrait de la chronique du roman Six mois entre deux rives
A livre ouvert – 31/03/16
Lire la chronique dans son intégralité

Une plume moderne qui s’applique à écrire comme un auteur classique

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En revanche, c’est bien le style littéraire qui est étonnant. Une plume moderne qui s’applique à écrire comme un auteur classique. […] Un grand bravo donc, pour la beauté du style et les prouesses littéraires qui vont avec, pour l’idée originale non pas d’un mais de deux récits ainsi que pour le dénouement à couper le souffle. Cathy Borie nous offre ici avec générosité et une douceur palpable même à travers les lignes, un numéro de cirque et une pièce de théâtre. De quoi déposer une poignée de paillettes dans nos yeux d’éternels amoureux des belles lettres.

Extrait de la chronique du roman La nuit des éventails

Le journal des Lettres – 03/04/16
http://opheliecurado.wix.com/lejournaldeslettres#!La-nuit-des-%E9ventails-de-Cathy-Borie-Entre-r%E9alisme-et-onirisme/cmbz/56ed4ab80cf29acca8a37096

Une écriture agréable et prenante

LECABANONJAUNE-uneSur fond marin, Christelle Angano nous entraîne par l’intermédiaire de Cloé dans une quête de soi. Si l’ambiance de cette histoire est incontestablement marine, il s’agit plus d’un cadre de narration que d’une histoire de mer pure et dure […] Nous avons donc une jeune femme dont Honfleur, petit village de pêcheurs, est le foyer idéal, mais quelques événements vont survenir et l’amener à réagir et se poser un certain nombre de questions. Et là tout le talent de l’auteur va être de nous faire partager les émotions, les sentiments et les doutes de Cloé sur les valeurs qu’elle tenait pour acquises. Pour cela, elle aborde un certain nombre de thèmes intéressants sans tomber dans la facilité, le tout à travers une écriture agréable et prenante.

Extrait de la chronique du roman Le cabanon jaune
NousLisons – 03/04/16
http://www.nouslisons.fr/?action=fiche&id=29256

Une histoire familiale bien embrouillée, pleine de secrets, de vilénies et de chagrins

sans traces apparentes uneÉlisa livre ici son premier roman, un suspense très bien maintenu qui met en scène une famille partagée entre les parents de l’héroïne Charlie, bourgeois de Bordeaux, et Simone, la grand-mère qui continue à vivre sur la propriété landaise familiale. Un de mes points préférés de ce livre est sans conteste les scènes de cuisine où canard gras, garbure et autres délices mitonnent et embaument. Le décor de landes boisées, d’océan iodé et de dunes ajoute encore à une ambiance de grand air, dans laquelle on ne se sent jamais confiné. Ce qui enferme les personnages de ce livre, c’est plutôt l’histoire familiale bien embrouillée, pleine de secrets, de vilenies et de chagrins. […] De nombreux personnages sont mis en scène, chacun ayant un sens dans le scénario, et dont la face cachée émerge au cours du récit. […] Ce roman plaira à tous ceux qui aiment ces tortueuses histoires familiales sur fond de traditions rurales.

Extrait de la chronique parue sur le blog Lectrice en campagne – 24/03/16
https://lectriceencampagne.wordpress.com/2016/03/24/sans-traces-apparentes-elisa-tixen-editions-de-la-remanence/

Et quelle dernière ligne !

9791093552330Voici un livre que j’ai adoré, qui a presque été un coup de cœur […] A travers une plume délicate, l’auteure a choisi d’aborder l’amour avec un grand A et sa complexité.... Et c’est tout le sel de ce roman : comment une rencontre peut-elle faire voler toutes vos certitudes en éclat… vous remettre en question… remettre TOUT en question… C’est donc, avant tout un roman psychologique, très contemporain, qui peut parler au plus grand nombre d’entre nous…

Nicole Ligney dépeint brillamment les incertitudes qui peuvent naître lors d’une nouvelle relation amoureuse…  les questionnements, la peur d’aimer, de se laisser aimer, de se donner, les échecs du passé qui peuvent remonter à la surface, la lutte contre soi, contre l’amour… la confrontation comme je l’ai mentionnée plus haut, entre cœur et raison…

[…] Bien que les thèmes abordés soient profonds, l’auteure captive son lecteur de la première à la dernière ligne… Et quelle dernière ligne !

Extrait de la chronique de The Lady’s blog – 15/02/2016
http://www.ladysblog.fr/2016/02/six-mois-entre-deux-rives-de-nicole.html

Une jolie critique du « Cabanon jaune » sur le site Reflets du temps

« Qu’est-ce qu’un bon livre ?

LECABANONJAUNE-uneMais qu’est-ce qu’on attend d’un bon livre ? Sa cuisine ? sa facture ? on pourrait dire : son contrat ? avec cet autre incontournable, le lecteur.

L’architecture d’une vraie histoire, d’abord ; fil rouge auquel on se tiendra durant la traversée. Ça doit tenir la route (enfin, la mer !). Vraisemblable, apte à tous les transferts, passionnante au point que comme les gosses, on veut savoir la suite. L’envie – la faim – de ce derrière la page, qui donne les bottes de sept lieues au lecteur ; ça compte. Ici, un récit de mers, d’Iles – bords de mers, pleine mer, gens de mer – ; l’univers de l’auteure, qu’elle connaît sur le bout. Un vieux marin disparaît dans l’océan ; sa fille est suspendue à sa recherche – par monts et par vaux, dirait-on ailleurs ; là, par vagues et mers de par le monde. Disparu, mais comment ? Vraiment disparu ? Croyez-vous.

Des personnages. Point trop n’en faut, comme en bonne cuisine, mais des goûteux ; de premier et d’arrière plan ; ici, à l’image de la vivacité de l’auteure, qu’on n’attende pas des fonds d’écran prétexte ou immobiles ; le personnage est « acteur », juste à sa place ; hauteur variable, simplement. Un panier de fruits – colorés, odorants, palpables, du Pays d’Auge à deux pas d’Honfleur, des Iles de la Société, ou des Marquises alanguies, peut-être, ou encore de ces bourgs d’Irlande ? Chacun d’entre nous trouvera personnage à son pied : Chloé, la fine, acide, ou acidulée héroïne : « menue, fluette, un peu garçon manqué… elle porte toujours les blue-jeans, la même marinière et les espadrilles ». Au menu, encore, le parrain taiseux, hargneux, qui nous intrigue d’entrée, et qui en séduira plus d’un, ou un drôle de prince charmant pas du tout style conte d’enfant sage, venu sur le voilier-type qu’on imagine dans le bassin d’Honfleur, quérir la belle, pour « escaler » dans la verte Irlande côté Cork, et au bout du monde en Polynésie… mais, au fait, que fait-il en Normandie, celui-ci ? Voyage initiatique, de la plus belle eau, mené tambour battant…

Le décor. Qu’est-ce qu’un livre d’extérieur sans autre chose que de vagues noms de lieux, trois mouettes et deux bars à marins. Aussi important et difficile qu’une toile de maître, le décor. Mais Christelle Angano doit être peintre, via ses mots, des cieux de Normandie (comme elle les connaît bien !) au vert-bleu piquant des côtes irlandaises, et semble à ses heures avoir été la vahiné des terres « au temps qui s’immobilise… ces Marquises, l’archipel rebelle »de Brel. Dépaysant – détails à la justesse de documentariste. Prenant.

L’épaisseur psychologique de l’intrigue, des actants de l’affaire – du ventre ou pas, des c… ou pas. De la chair, en somme, ou une fadeur cosmétique. Ici, foin de ces à peu près, aux caractères postiches et convenus. Là, tous ont ce quelque chose du vrai, ce goût de Calvados, « pas pour les touristes ». Chloé, dans son rapport à son époque, ses ressentis, ses blocages, ses élans, ses failles, est un « grand » personnage qu’on adopte, qui nous suivra dans un coin de mémoire, qu’on cherchera de l’œil, sur les quais de Honfleur, ou au débarcadère sur les lagons là-bas, où voudront aller les plus chanceux des lecteurs. »

Reflets du temps, 12 mars 2016
http://www.refletsdutemps.fr/index.php/thematiques/culture/litterature/item/qu-est-ce-qu-un-bon-livre