Interview de Naomi Ajavon

Quelques questions à Naomi Ajavon, auteur de « La quête d’Amy ».

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Naomi, en quelques mots, qui êtes-vous ?

En quelques mots ? J’ai suivi des études des Sciences du Langage à l’Université Stendhal de Grenoble, employée dans un hypermarché et… une maman ! (rires)

La quête d’Amy est votre premier roman, comment êtes-vous venue vers l’écriture ? Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées ?

Je suis venue à l’écriture par une envie de connaître les écrivains de mon pays natal, le Togo. J’ai donc créé en 2012 une plateforme où j’ai essayé de regrouper les auteurs, et où les amoureux du livre comme moi, partagent leurs découvertes en matière d’art et de littérature. Puis l’idée m’est naturellement venue de mettre les mots sur des choses qui, jusque-là, étaient enfouies en moi. Ces choses qui, pour certains, à force d’en parler, deviennent une routine, une normalité dans notre société actuelle alors que plus d’une en souffre. « Les paroles s’envolent et les écrits restent », dit-on.

Les premières difficultés étaient d’écrire de telle sorte que tout le monde puisse me comprendre, quelle que soit sa culture. Un pari gagné !

L’histoire d’Amy n’est pas anodine et ne laisse pas les lecteurs indifférents, considérez-vous votre roman comme engagé ?

C’est un roman engagé, oui. Vous savez, l’histoire d’Amy c’est l’histoire d’une multitude de femmes. Elle montre que nous avons négligé l’héritage, ce que nos parents — nos grand-mères et mères plus précisément — nous ont laissé. Ces dernières ont œuvré pour que nous puissions mieux vivre aujourd’hui, mais nous régressons par peur surtout du « qu’en dira-t-on ? ». En France, tous les deux jours et demi, une femme meurt sous la violence de son compagnon. Et ces violences ne sont pas que physiques. Vous imaginez un peu ce qu’il en sera en Afrique où à l’heure actuelle, on reconnait à peine que la femme a un droit ? Quoi qu’il en soit, j’estime que toute femme a besoin de savoir à quoi elle s’engage dans une relation et a le droit de dire NON quand cela ne va pas. Nous devons arrêter de subir, notre vie en dépend. Je m’engage à en parler pour que ces faits, d’apparence banale, cessent de détruire les vies humaines.

Le roman est très bien accueilli, envisagez-vous une suite, d’autres projets ?

Une suite pour Amy ? J’y pense de plus en plus. Dans tous les cas, je promets de donner le meilleur de moi-même dans mon prochain roman.

Pour aller plus loin : http://www.naomi-ajavon.com/ et http://www.lacroiseedesplumes.com/

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Interview de Catherine Leblanc

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Qui êtes-vous ?

Quelle question ! Je suis auteure et aussi psychologue. Je travaille avec des enfants et des adolescents. Ils m’inspirent souvent. Le reste du temps, j’apprécie de plus en plus le calme et le temps libre pour laisser venir l’écriture.

Le thème de l’acceptation de soi revient souvent dans vos écrits…

Oui, certainement. La lecture puis l’écriture ont été fondamentales pour me faire découvrir qu’il existe différentes façons d’être au monde, de penser, de percevoir les choses, et qu’on a le droit d’être soi.

Comment est née Charlène, le personnage principal de L’avenir ?

Les personnages sont toujours un mélange imprévu de tout ce que j’ai pu rencontrer, mes propres émotions et questions, celles des autres, celles que j’imagine aussi, ce mélange, c’est tout le plaisir de l’écriture. Charlène se cherche pour construire sa propre vie.

Vous publiez beaucoup. Quels sont vos prochains projets d’écriture et/ou vos prochaines parutions ?

En ce moment j’écris des textes d’album et un petit roman jeunesse, et je vais publier aussi des textes brefs dans la revue de poésie Triages, et sans doute aussi en recueil. Ce sont des portraits, des instantanés, une forme condensée qui me convient bien. J’aimerais continuer à écrire à la fois pour la jeunesse et pour la « vieillesse ».

Merci à Catherine Leblanc, pour aller plus loin : http://catherineleblanc.blogspot.fr/

Interview de Calouan

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Qui êtes-vous ?

Je suis auteur jeunesse pour grands, pour petits, correctrice à mes heures, biographe aussi. J’aime les mots, les anciens, les nouveaux. J’ai une formation scientifique, « développée durablement » mais tout m’intéresse, je n’en finis jamais d’apprendre.

Calouan, pourquoi ce pseudonyme ?

J’ai senti que mes livres jeunesse seraient toujours en lien, même lointain, avec mes enfants. Alors j’ai amputé leur prénom du début et j’ai assemblé ces trois bouts en un pseudonyme chantant.

Vous êtes auteur jeunesse, qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’écriture de romans pour adolescents ?

Les préoccupations de mes enfants devenus ados, d’autres messages à partager avec mes lecteurs, une envie d’écrire plus long, plus profond.

Comment avez-vous imaginé l’intrigue de Toile d’araignée ?

Suite à une émission télévisuelle où un témoignage m’a interpellée, j’ai commencé à regarder mes enfants, tous ceux autour, le monde qui les accompagne et les informations avec leur lot de faits divers ont terminé de nourrir l’intrigue.

Qu’en pensent les jeunes, se sentent-ils concernés par l’histoire de ce roman ?

Souvent ce sont les adultes qui me disent vouloir que les jeunes se sentent concernés par ce sujet. Eux, les ados, c’est leur monde, ils baignent dedans, ils n’ont ni besoin ni envie qu’on leur raconte. Et pourtant, après avoir débuté la lecture, ils accrochent et se retrouvent dans le personnage de Sancie.

Merci à Calouan, pour en savoir plus : http://calouan.hautetfort.com/

Interview d’Odile Lecouteux

Qui êtes-vous ?

Je suis née en Bourgogne en 1952, j’ai souvent voyagé seule et déménagé en famille. Je suis revenue vivre à Dijon où je suis née. J’ai deux enfants,  affectueux et indépendants.

Vous avez un style très particulier, vous écrivez comme vous parlez, ou pas du tout ?

J’écris couramment, comme coule l’eau de la rivière dont, par temps de pluie, j’ai le débit… Mon travail dans des radios nationales et à la télévision m’a forgée dans  l’expression parlé-écrite. J’ai aussi une grande facilité pour échanger avec des inconnus, dans la rue…

Vos deux romans sont autobiographiques…

Pour le premier roman « Dix jours », j’ai vécu cette histoire pas possible : jeune, être seule  dans une voiture Buick, sur une plage perdue au cœur du Mexique, en attendant le retour de mon amoureux parti à la pêche en mer … Pour « La reine du découpage »,  j’avais ce récit dans le cœur depuis mes 7 ans, l’âge de raison. Dedans,  il y a un beau mélange de miel et de citron, de baisers et de paires de claques ! Mais, pas question d’écrire sur les petits oiseaux qui font cui-cui, la mort prend toute sa place.

Allez-vous continuer d’écrire ?

C’est un acte quotidien,  je ne cherche pas à écrire, j’écris comme ça vient et ça vient très bien, sinon j’arrêterais. Un auteur est bancal sans le soutient d’un éditeur digne de ce nom,  aussi, mon émotion est douce pour ce second roman, ce qui n’a pas été le cas pour le premier… J’espère que le lecteur sera touché par la musique de mon roman et que la petite reine du découpage sera vite adoptée…

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Interview de Claude Colson

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Qui êtes-vous ?

Je suis à présent à la retraite ; j’étais professeur de lycée, agrégé d’allemand et syndicaliste. Je suis très attaché à mon Nord natal où j’ai vécu près de quatre décennies, à la culture chti. J’ai ensuite résidé en Essonne où je suis toujours aujourd’hui. Je suis plus rat des champs que rat des villes ; j’adore la nature et en particulier la montagne, la randonnée, la lecture, la littérature et le bon vin, ce qui va, autant que faire se peut, avec la bonne chère.

Votre dernier livre, Chemins croisés, vous tient beaucoup à cœur…

En effet ; j’ai récemment été bouleversé par le décès inattendu d’un ami d’enfance. L’autofiction, que j’avais abandonnée depuis 2007/2008 s’est alors imposée à moi afin de lui rendre hommage et en quelque sorte de le faire revivre un peu par la littérature.

Vous vous y attardez longtemps sur vos années d’enfance mais faites défiler l’âge adulte, pourquoi ?

Cela est dû au sujet choisi : de l’âge de 22 ans à celui de 45, Pierre et moi nous étions perdus de vue, puis retrouvés pour un peu plus de 15 ans, mais nos rencontres étaient alors forcément moins fréquentes que durant l’enfance. Chacun avait sa vie.

Et puis, il y a aussi l’avancée en âge qui fait qu l’on a besoin de s’ancrer dans ses racines, de revenir sur le passé

A quels lecteurs vous adressez-vous et que souhaiteriez-vous leur transmettre ?

Je pense que ce texte s’adresse plus à un public adulte, à ceux qui (à partir de la quarantaine environ ?) commencent à prendre conscience que la vie est un bien provisoire et précaire, fragile. Une vie, cela passe finalement très vite : autant tenter d’y construire quelque chose qui nous satisfasse. Je m’adresse aussi aux plus jeunes que le fait de se projeter dans l’avenir, leur avenir, ne laisse pas indifférent. J’attire plus spécifiquement l’attention, dans ce livre, sur le bien précieux qu’est l’amitié, sur l’importance qu’il y a à la cultiver au mieux.

 

Découvrir le livre Chemins croisés sur le site des éditions:

http://www.editionsdelaremanence.fr/chemins-croises.html

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