Une écriture agréable et prenante

LECABANONJAUNE-uneSur fond marin, Christelle Angano nous entraîne par l’intermédiaire de Cloé dans une quête de soi. Si l’ambiance de cette histoire est incontestablement marine, il s’agit plus d’un cadre de narration que d’une histoire de mer pure et dure […] Nous avons donc une jeune femme dont Honfleur, petit village de pêcheurs, est le foyer idéal, mais quelques événements vont survenir et l’amener à réagir et se poser un certain nombre de questions. Et là tout le talent de l’auteur va être de nous faire partager les émotions, les sentiments et les doutes de Cloé sur les valeurs qu’elle tenait pour acquises. Pour cela, elle aborde un certain nombre de thèmes intéressants sans tomber dans la facilité, le tout à travers une écriture agréable et prenante.

Extrait de la chronique du roman Le cabanon jaune
NousLisons – 03/04/16
http://www.nouslisons.fr/?action=fiche&id=29256

Une jolie critique du « Cabanon jaune » sur le site Reflets du temps

« Qu’est-ce qu’un bon livre ?

LECABANONJAUNE-uneMais qu’est-ce qu’on attend d’un bon livre ? Sa cuisine ? sa facture ? on pourrait dire : son contrat ? avec cet autre incontournable, le lecteur.

L’architecture d’une vraie histoire, d’abord ; fil rouge auquel on se tiendra durant la traversée. Ça doit tenir la route (enfin, la mer !). Vraisemblable, apte à tous les transferts, passionnante au point que comme les gosses, on veut savoir la suite. L’envie – la faim – de ce derrière la page, qui donne les bottes de sept lieues au lecteur ; ça compte. Ici, un récit de mers, d’Iles – bords de mers, pleine mer, gens de mer – ; l’univers de l’auteure, qu’elle connaît sur le bout. Un vieux marin disparaît dans l’océan ; sa fille est suspendue à sa recherche – par monts et par vaux, dirait-on ailleurs ; là, par vagues et mers de par le monde. Disparu, mais comment ? Vraiment disparu ? Croyez-vous.

Des personnages. Point trop n’en faut, comme en bonne cuisine, mais des goûteux ; de premier et d’arrière plan ; ici, à l’image de la vivacité de l’auteure, qu’on n’attende pas des fonds d’écran prétexte ou immobiles ; le personnage est « acteur », juste à sa place ; hauteur variable, simplement. Un panier de fruits – colorés, odorants, palpables, du Pays d’Auge à deux pas d’Honfleur, des Iles de la Société, ou des Marquises alanguies, peut-être, ou encore de ces bourgs d’Irlande ? Chacun d’entre nous trouvera personnage à son pied : Chloé, la fine, acide, ou acidulée héroïne : « menue, fluette, un peu garçon manqué… elle porte toujours les blue-jeans, la même marinière et les espadrilles ». Au menu, encore, le parrain taiseux, hargneux, qui nous intrigue d’entrée, et qui en séduira plus d’un, ou un drôle de prince charmant pas du tout style conte d’enfant sage, venu sur le voilier-type qu’on imagine dans le bassin d’Honfleur, quérir la belle, pour « escaler » dans la verte Irlande côté Cork, et au bout du monde en Polynésie… mais, au fait, que fait-il en Normandie, celui-ci ? Voyage initiatique, de la plus belle eau, mené tambour battant…

Le décor. Qu’est-ce qu’un livre d’extérieur sans autre chose que de vagues noms de lieux, trois mouettes et deux bars à marins. Aussi important et difficile qu’une toile de maître, le décor. Mais Christelle Angano doit être peintre, via ses mots, des cieux de Normandie (comme elle les connaît bien !) au vert-bleu piquant des côtes irlandaises, et semble à ses heures avoir été la vahiné des terres « au temps qui s’immobilise… ces Marquises, l’archipel rebelle »de Brel. Dépaysant – détails à la justesse de documentariste. Prenant.

L’épaisseur psychologique de l’intrigue, des actants de l’affaire – du ventre ou pas, des c… ou pas. De la chair, en somme, ou une fadeur cosmétique. Ici, foin de ces à peu près, aux caractères postiches et convenus. Là, tous ont ce quelque chose du vrai, ce goût de Calvados, « pas pour les touristes ». Chloé, dans son rapport à son époque, ses ressentis, ses blocages, ses élans, ses failles, est un « grand » personnage qu’on adopte, qui nous suivra dans un coin de mémoire, qu’on cherchera de l’œil, sur les quais de Honfleur, ou au débarcadère sur les lagons là-bas, où voudront aller les plus chanceux des lecteurs. »

Reflets du temps, 12 mars 2016
http://www.refletsdutemps.fr/index.php/thematiques/culture/litterature/item/qu-est-ce-qu-un-bon-livre

« Le cabanon jaune », retour des premiers lecteurs

LECABANONJAUNE-uneJ’ai passé un très bon moment de lecture avec le cabanon… […] L’intrigue m’a surpris et charmé, les décors sont fantastiques et super bien décrits… quant aux personnages, ils ont si bien pris vie sous mes yeux que les ai aimés…. ou haïs avec beaucoup de conviction ! Un excellent roman que j’aurai plaisir à relire. J.C.

Au milieu d’une pile de livres à lire, j’ai eu envie de prendre le large en lisant « Le cabanon jaune » de Christelle Angano et je ne regrette pas cette escapade. Un voyage pratiquement sans escales puisque je n’ai pas beaucoup lâché le bouquin jusqu’à sa dernière phrase.
J’ai été dès les premières pages charmée et captivée. […] J’étais peut-être en manque d’iode. De poésie aussi. J’ai eu ma dose.
Ce récit ne laisse rien au hasard et j’aime ça. Il a tout pour plaire à ceux qui sont adeptes des histoires bien construites. […] Les personnages y sont aussi authentiques et attachants que le style de l’auteure.
[…] Lecture que je ne peux que recommander donc. Pousser la porte de ce fameux cabanon jaune, c’est se laisser agréablement happer et surprendre. S.C.

Dévoré, je l’ai dévoré dans le train hier ce livre, formidable ! Vraiment, c’est une lecture qui tient en haleine, et j’aime cette écriture au service des personnages.
La trame romanesque est forte, les situations si bien décrites qu’on y va en ayant un peu de mal à laisser le livre tant l’ambiance nous enserre… A.S.

Que de bonheur de lire ce livre ! Je suis même un peu triste de ne pas avoir la suite sous la main pour retrouver ces personnages si attachants ! P.

Le cabanon jaune… J’ai aimé. Je suis toujours sensible à la façon de rendre les sensations, particulièrement ici dans le lien qui unit des êtres à des lieux, à la capacité à surprendre le lecteur, à créer des personnages attachants, à faire que l’on se sente en vie.
Le roman, plus développé que le premier, a davantage construit les personnages et l’histoire, même si, je l’avoue, j’avais été plus « touchée » en lisant Une sonate et la Dame de Fécamp.
L’auteur a très bien montré le rôle symbolique des personnages rencontrés par Cloé. Je me suis plu en Normandie, dans les eaux et les forêts ; à Honfleur, aux Marquises, partagée entre les vivants et les morts. C’est universel je crois, et c’est ce que recherche un livre ; on voyage et on reste un peu chez soi aussi. K.

Les éditions remercient chaleureusement ces premiers lecteurs de nous avoir rédigé quelques lignes.

Le cabanon jaune, Christelle Angano, 204 pages, 16 euros